Acte de soin part d’un geste simple et presque absurde : poser des pansements sur une peinture. La toile ne saigne pas, mais ce qu’elle représente, si. Ce décalage est au cœur de l’œuvre : le corps sait soigner avant même que la raison valide la blessure.
La vidéo s’accélère progressivement, transformant le rituel en compulsion, en écho aux gestes répétés qui façonnent nos corps, nos psychismes, et les cicatrices qui finissent par nous définir.
L’œuvre interroge ces mécanismes que nous construisons pour nous réparer : cette guérison qui passe par les mains, le silence, le geste petit et têtu. Réparer sans effacer, comme si la blessure faisait partie du plan.
Dans le silence d’un simple geste, la guérison commence. Pas pour oublier. Pas pour effacer. Mais pour réparer.
Un rituel muet, pour que ce qui brûle, ce qui saigne, puisse doucement cesser.
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